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14/04/2026 à 09 h 55L’utilisation croissante de l’intelligence artificielle (IA) dans le domaine des douanes et de la conformité présente à la fois des opportunités et des risques. Selon une enquête récente du Customs Support Group (CSG) menée auprès de 200 entreprises de fabrication européennes, 20 % des entreprises utilisent déjà des systèmes basés sur l’IA pour gérer les exigences complexes du dédouanement. Malgré ces avancées, un écart significatif se manifeste entre l’utilisation et la confiance accordée à ces technologies. De nombreuses entreprises estiment que l’IA peut être utile, mais qu’elle n’est pas suffisamment fiable pour assumer la responsabilité des processus douaniers critiques.
Défis liés aux erreurs de l’IA
Bee Newboult, responsable du marketing régional et de l’expansion du Customs Support Group, souligne qu’un problème central dans l’application de l’IA dans le domaine douanier est ce que l’on appelle les « hallucinations », et explique : « Ce sont des sorties plausibles mais incorrectes générées par des modèles d’IA. » Un exemple en est une demande de professionnels de l’International Meat Trade Association (IMTA), qui ont interrogé un modèle d’IA sur la légalité d’exporter des pattes de poulet du Royaume-Uni vers la Chine. Le modèle a répondu à tort par « oui ». De telles erreurs peuvent entraîner des retards et des amendes à la frontière, ce qui souligne la nécessité d’une supervision humaine.
Newboult : « Les causes de ces hallucinations sont multiples. D’une part, les données utilisées pour former les modèles peuvent contenir des contradictions ou des informations incomplètes. D’autre part, les grands modèles linguistiques sont conçus pour prédire des probabilités plutôt que de fournir des réponses précises. Lorsque les données d’entraînement ne sont pas claires, le modèle comble les lacunes avec des informations plausibles mais incorrectes. »
Le rôle de l’expertise humaine
L’enquête du CSG montre que les entreprises en Europe adoptent une approche prudente dans la mise en œuvre de l’IA dans la conformité douanière. Les chiffres indiquent que de nombreuses entreprises préfèrent d’abord expérimenter plutôt que de se lancer immédiatement dans l’IA. La précision de la classification et la responsabilité des exigences réglementaires ont la priorité pour de nombreuses entreprises par rapport à l’automatisation.
« Malgré l’intérêt croissant pour les outils douaniers basés sur l’IA, il est important que les entreprises utilisent ces technologies de manière responsable », souligne Newboult. Des formulations claires et des vérifications minutieuses des résultats sont essentielles pour tirer parti des avantages de l’IA tout en minimisant les risques. Bien que les outils d’IA soient capables d’automatiser de nombreuses étapes manuelles dans le processus de dédouanement, l’expertise humaine reste indispensable. Le succès de la stratégie douanière dépend toujours de la combinaison de la technologie IA et des connaissances humaines.






