
Le groupe HAECO annonce un changement de direction
26/06/2026 à 14 h 32Kögel attire l’attention sur les conséquences de la réglementation de l’UE concernant VECTO pour le secteur du transport avec une action SOS médiatique à Burtenbach. L’événement a également vu la participation du vice-ministre-président bavarois Hubert Aiwanger. Il soutient la demande du fabricant de remorques pour des objectifs de CO₂ techniquement réalisables, afin de garantir des emplois, la création de valeur industrielle et la compétitivité du site allemand.
VECTO (Vehicle Energy Consumption Calculation Tool) est un modèle de calcul de l’Union européenne qui attribue une valeur virtuelle de CO₂ aux remorques. La base en est le règlement (UE) 2024/1610. Celui-ci prévoit que cette valeur simulée doit diminuer de 10 % pour les semi-remorques et de 7,5 % pour les remorques d’ici 2030.
Du point de vue du secteur, cela pose un problème fondamental : les remorques n’ont pas de propulsion propre et ne génèrent pas d’émissions directes de CO₂. L’évaluation repose sur une simulation et non sur des émissions réellement mesurées en exploitation. Elle ignore les limites physiques et la réalité de la tâche de transport.
Conséquences possibles : amendes, augmentation des prix des véhicules et pertes d’emplois
Selon Kögel et tous les principaux fabricants européens de remorques, les objectifs de réduction demandés ne sont pas atteignables avec les technologies actuellement disponibles. Pour l’entreprise, cela entraînerait des amendes pouvant atteindre 64 millions d’euros par an. Pour compenser ce fardeau, les prix des remorques pourraient augmenter jusqu’à 50 %. Les conséquences seraient alors ressenties tout au long de la chaîne d’approvisionnement – des entreprises de transport jusqu’aux consommateurs finaux. Les impacts sont nettement plus importants à l’échelle du secteur : environ 70 000 emplois dans l’industrie européenne des remorques sont concernés par les effets de la réglementation actuelle.
Investissements sur le site de Burtenbach menacés
Kögel a investi plusieurs millions d’euros dans le site de Burtenbach ces dernières années. Cela inclut la ligne de production pour un nouveau véhicule frigorifique ainsi que l’extension du site pour un hall de production supplémentaire. Ces investissements et le développement à long terme du site sont menacés par les conséquences économiques de la réglementation VECTO.
Le vice-ministre-président de Bavière, Hubert Aiwanger, a une opinion claire à ce sujet : « La dernière chose dont le secteur des remorques et de la logistique a besoin en ce moment, ce sont des charges supplémentaires dues à des réglementations déconnectées de la réalité et excessives venant de Bruxelles. Nos entreprises ne doivent pas être indûment pénalisées. Les PME du secteur ne disposent pas de ressources financières ou technologiques illimitées pour atténuer à court terme des charges réglementaires absurdes. Pour elles, les exigences de l’UE en matière d’économies de CO₂ par les remorques représentent une menace aiguë pour leur existence économique – avec des conséquences directes pour des milliers d’emplois. Au lieu de menaces d’amendes, nous avons besoin de solutions pragmatiques et réalistes qui apportent de réelles économies de CO₂. »
Huit fabricants portent plainte contre la réglementation de l’UE
Huit fabricants européens de remorques ont déposé une plainte contre la réglementation VECTO. L’objectif est de réviser la réglementation dans sa forme actuelle. La plainte ne s’oppose pas à la protection du climat, mais aux exigences qui, selon eux, ne sont pas réalisables. « Nous avons déjà beaucoup fait pour cela », déclare Markus Siegner, PDG de Kögel Trailer GmbH, « Nos véhicules légers et durables contribuent depuis des années à réduire la consommation de carburant et donc les émissions de CO₂ dans le transport. La réglementation VECTO actuelle ignore la réalité du secteur du transport et met des entreprises comme Kögel sous une pression énorme. Nous avons besoin de solutions pragmatiques qui allient protection du climat et compétitivité. »
Appel à des objectifs climatiques réalistes
Avec l’action SOS symbolique à Burtenbach, Kögel appelle à une réévaluation de la réglementation VECTO. Le soutien du ministre d’État Hubert Aiwanger et la plainte des huit fabricants montrent, selon l’entreprise, la nécessité d’agir. Kögel reste engagé en faveur de la durabilité, des solutions de transport respectueuses du climat et de l’innovation. Cependant, cela nécessite des exigences réglementaires qui soient techniquement réalisables et économiquement viables.







