
Smeets remporte la course à Anvers
05/06/2026 à 09 h 32
Bosco and Roxy’s optimise la logistique d’entrepôt avec SSI Schäfer
05/06/2026 à 10 h 14L’introduction de mesures d’ajustement des frontières pour les émissions de CO₂ (Border Carbon Adjustments, BCA) vise à réduire les émissions tout en garantissant la compétitivité des industries nationales. Une étude récente du ZEW Mannheim met cependant en lumière que la conception concrète de ces mesures est cruciale pour leur efficacité. À travers l’exemple de l’industrie mondiale de l’acier, l’étude montre que les modèles basés sur des références, qui s’orientent sur les intensités d’émission, affaiblissent considérablement le signal de prix.
Impact des différentes approches
Selon les résultats de l’étude, les approches basées sur l’intensité ne transmettent qu’environ 36 % du prix du CO₂ nécessaire pour atteindre la même réduction globale des émissions que les modèles basés sur les quantités. Cela entraîne une augmentation des pertes de bien-être dans les secteurs concernés. Eunseong Park, chercheur dans le domaine de l’économie environnementale et climatique au ZEW, souligne : « Nos résultats montrent que le choix du design du BCA n’est pas un détail technique, mais a des conséquences fondamentales sur la protection du climat et la compétitivité. »
Selon Park, une approche basée sur l’intensité peut être considérée comme une combinaison de prix du CO₂ et de subvention implicite à la production, ce qui dilue l’effet incitatif des mesures. Le Prof. Dr. Sebastian Rausch, responsable du domaine de recherche, souligne que sans un incitatif clair au prix du CO₂ à l’intérieur du pays, les objectifs de ces instruments ne peuvent pas être atteints. Au lieu de réduire les émissions, des avantages économiques seraient transférés en faveur des industries nationales.







