
Arvato acquiert THINK Logistics au Canada
16/03/2026 à 14 h 37
Première Saab 2000 livrée à Sterling
16/03/2026 à 15 h 26Les tensions croissantes autour de l’Iran et du détroit d’Hormuz montrent à nouveau à quelle vitesse les routes maritimes mondiales peuvent changer, comme l’indique PortXchange, une entreprise de technologie maritime basée à Rotterdam (Pays-Bas). Ce passage stratégiquement important transporte environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole et est donc considéré comme un point névralgique particulièrement sensible du commerce mondial.
Pour les compagnies maritimes et les entreprises de logistique, les risques géopolitiques ont des conséquences immédiates. Même la possibilité d’une escalade entraîne une réévaluation des routes, des ajustements des horaires et une nouvelle planification des capacités. Les retards de certains navires peuvent rapidement affecter plusieurs ports, terminaux et chaînes de transport en aval.
Les données et l’IA prennent de l’importance
Selon des experts du secteur comme Sjoerd de Jager, PDG et co-fondateur de PortXchange, la résilience dans le secteur maritime est de plus en plus déterminée par les données et l’intelligence artificielle. Les systèmes d’analyse modernes peuvent évaluer les mouvements des navires, les données historiques de navigation et les conditions environnementales, permettant ainsi de créer des prévisions d’arrivée plus précises.
En combinaison avec les données portuaires et terminales, il est possible de détecter plus tôt les perturbations potentielles. Les opérateurs peuvent ajuster les places d’amarrage, replanifier les ressources des terminaux et les entreprises de logistique peuvent adapter leurs chaînes de transport à temps.
La base reste une information fiable
Cependant, l’efficacité de tels systèmes dépend fortement de la qualité des données sous-jacentes. Dans le secteur maritime, les informations sont souvent réparties entre différents acteurs et systèmes. En cas de changements rapides, cette fragmentation peut retarder les décisions.
De Jager identifie donc trois facteurs centraux pour une navigation plus résiliente : des données opérationnelles fiables, des analyses basées sur l’IA et des processus opérationnels flexibles. Ce n’est que lorsque ces éléments interagissent que les ports, les compagnies maritimes et les entreprises de logistique peuvent réagir plus rapidement aux perturbations géopolitiques.






