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31/08/2020 à 07 h 00Le PIB de la Suisse a chuté de –8,2 % au 2e trimestre 2020, après –2,5 % (révisé) au trimestre précédent.* L’activité économique intérieure a été fortement limitée en raison de la pandémie et des mesures de confinement. En même temps, l’économie mondiale est tombée dans une récession sévère. Cependant, en comparaison internationale, la baisse du PIB en Suisse est restée relativement limitée.
(Berne) Au 2e trimestre, le PIB de la Suisse a subi la plus forte baisse depuis le début de l’enregistrement des chiffres trimestriels en 1980. Par rapport à la situation avant la crise du Corona au 4e trimestre 2019, le PIB a chuté cumulativement de –10,5 % au cours de la première moitié de 2020. La structure sectorielle de l’économie locale a cependant contribué à ce que la baisse soit relativement modérée par rapport à l’international.
Le secteur pharmaceutique, qui est très important, a augmenté ses ventes, empêchant ainsi une chute encore plus forte dans l’ensemble du secteur secondaire (–9,0 %). Pendant ce temps, les secteurs industriels sensibles à la conjoncture, tels que ceux des machines et des métaux ainsi que des instruments de précision et des montres, ont subi de lourdes pertes en raison de la crise économique internationale. Les exportations de marchandises** (–9,4 %) ont également fortement diminué.
Le secteur des services le plus touché
Le secteur des services a été le plus touché au 2e trimestre par les mesures de santé publique visant à contenir la pandémie ; la création de valeur a chuté de manière généralisée. Cependant, même dans ce secteur, la structure sectorielle suisse s’est révélée stabilisante par rapport à l’international. Ainsi, la création de valeur dans l’hôtellerie (–54,2 %) ainsi que dans le secteur des transports et des communications (–21,7 %) a fortement diminué. La part du PIB des services orientés vers le tourisme est cependant inférieure à celle de la plupart des pays voisins. Le commerce (–3,6 %) a également enregistré une baisse relativement modérée de la création de valeur. D’une part, le commerce de transit a pu croître considérablement. D’autre part, le commerce de détail s’est développé de manière relativement solide, même face à la fermeture des établissements de restauration et aux restrictions de voyage. Enfin, le secteur de la santé (–8,6 %) et les services aux entreprises (–8,6 %) ont également enregistré une forte baisse.
Les mesures de confinement ont limité les dépenses de consommation privée (–8,6 %). En raison de la fermeture des magasins et des établissements ainsi que d’autres restrictions, notamment dans le secteur de la santé et des voyages, les dépenses dans la plupart des domaines de consommation ont fortement diminué. Les canaux de distribution alternatifs tels que le commerce en ligne n’ont pu compenser que partiellement les pertes. Les investissements dans la construction (–4,0 %) et les investissements en équipements (–11,7 %) ont également fortement diminué. La consommation publique n’a augmenté que légèrement (+0,2 %). En somme, la demande intérieure finale (–7,4 %) a enregistré une baisse historique. En conséquence, les importations de marchandises*** (–14,3 %) et de services (–22,2 %) ont également chuté.
Remarques
Conformément aux pratiques internationales, une révision fondamentale (« révision de référence ») des comptes nationaux aura lieu en 2020.**** Afin de les rendre disponibles le plus rapidement possible, les données révisées du PIB du 1er trimestre 1980 au 2e trimestre 2020 seront publiées le 28 septembre 2020.
La pandémie de Corona a également un impact sur la production statistique. Comme recommandé par l’office statistique européen Eurostat, les données de base et les méthodes utilisées pour le calcul actuel du PIB ont été examinées en profondeur afin d’éviter des effets de distorsion dus à la pandémie de Corona.***** En particulier, en plus des sources de données existantes, les informations actuelles sur les demandes de travail à temps partiel et les règlements reçus jusqu’à présent ont été prises en compte. De plus, les résultats ont été comparés aux mesures de confinement conformément à l’ordonnance Covid-19 du Conseil fédéral. Enfin, tous les modèles de désaisonnalisation ont été examinés et ajustés si nécessaire. Néanmoins, il est possible qu’en raison de la situation actuelle des données, des révisions plus importantes que d’habitude soient nécessaires dans les prochains trimestres.
* Taux de variation réelle par rapport au trimestre précédent. Données et autres informations : www.seco.admin.ch/bip
** Sans objets de valeur.
*** Sans objets de valeur.
***** https://ec.europa.eu/eurostat/data/metadata/covid-19-support-for-statisticians






